C’est le matin du mardi 27 mars 1964 que la ville de Port Alberni, située à l’ouest de l’Île-de-Vancouver, a été frappée par un tsunami.

L’énorme vague, 3 mètres plus haute que le niveau maximal des eaux jamais atteint dans ces lieux, a tout détruit sur son passage, des maisons, des routes, des champs. Cependant, il n’y a pas eu de pertes humaines.

On estime, à l’origine de la vague, un fort tremblement de terre à Anchorage en Alaska, survenu vers 20 heures, le 26 mars 1964. Ce tremblement a été évalué à 8.5 selon l’échelle de Richter et est considéré comme l’un des plus forts tremblements du XXe siècle. À la suite du tremblement de terre, le lit du fond de l’océan autour du littoral de l’Alaska s’est élevé de 15 mètres et de fortes vagues sont nées au moment de l’élévation du fond. Leur vitesse atteint au début 720 kilomètres/heure.

Vers minuit, quatre heures environ après le tremblement de terre, la première vague apparaît devant la baie d’Alberni. En cet endroit, la baie forme un havre dont l’entrée est assez étroite, alors l’eau y entre avec une force de 360 kilomètres/heures et s’abat sur Port Alberni.

C’est la deuxième vague qui est la plus destructrice. Au total, quatre vagues recouvrent la moitié de la ville.

Plus de 400 maisons résidentielles et édifices ont été détruits ou endommagés, 300 voitures ont disparu sous les eaux, mais, par miracle, aucune personne n’est morte ni n’a été blessée.