Texte publié dans La Presse, édition du 7 novembre 1999.

Le ministre fédéral de la Santé a approuvé cette semaine, le 6 novembre 1999, la commercialisation de la pilule du lendemain, qui prise dans les 72 heures suivant une relation sexuelle non protégée prévient toute grossesse non désirée.

Le comprimé Prevent contient deux hormones qui inhibent l’ovulation, de même que les mouvements des spermatozoïdes et de l’ovule, réduisant d’autant les risques de fécondation. Les tests cliniques ont établi son taux d’efficacité à 75%.

Il est vendu avec une trousse comprenant un test de grossesse. Si le test s’avère positif, la pilule n’a aucun effet, précisent le fabricant et le ministre fédéral de la Santé.

Il comporte certains effets secondaires, comme des nausées, des vomissements, des maux de tête, des crampes et un dérèglement menstruel.

Il a fallu près de 25 ans d’efforts de la part des groupes pro-choix pour voir enfin arriver en pharmacie cette pilule, et tout indique que le débat n’est pas clos puisque les groupes pro-vie songent à boycotter le fabricant de la pilule et les pharmaciens qui la vendront.

Ainsi, les groupes anti-avortement la comparent déjà à la pilule abortive RU486, commercialisée en Europe, mais toujours interdite au Canada.