Au Canada, l’expansion ferroviaire débute vraiment avec l’avènement de la Confédération, en 1867. En effet, un système de communication efficace et sécuritaire est essentiel à la survie du nouveau pays. De fait, la Loi constitutionnelle de 1867 stipule la construction de l’Intercolonial Railway qui devra atteindre l’Ouest, sans toutefois arriver en Colombie-Britannique qui ne fait pas encore partie de la Confédération. Le tracé de cette route témoigne de l’intention d’utiliser le chemin de fer afin de consolider le Canada. Effectivement, l’impératif politique l’emporte sur l’économie: le projet de l’Intercolonial évite le territoire américain même quand un passage sur ce territoire est logique du point de vue économique, alors que les États-Unis ne s’opposent évidemment pas à ces détours.

En 1871, la Colombie-Britannique entre dans la Confédération, attirée par la promesse de l’arrivée du chemin de fer transcontinental au cours de la décennie suivante.

Le projet du chemin de fer transcontinental est tellement vaste que l’aide et la supervision du gouvernement canadien est absolument nécessaire. L’Intercolonial devient la propriété du gouvernement fédéral. Sir Sandford Fleming, grand ingénieur de l’époque, est chargé de sa construction. L’Intercolonial est donc achevé en 1876. Cependant, cette ligne n’atteint pas la Colombie-Britannique.

Le contrat de construction de la première ligne transcontinentale, d’une longueur de 1600 kilomètres, est signé le 21 octobre 1880 avec la compagnie de chemin de fer Canadien Pacifique. Cette entreprise est dirigée par George Stephen.

Le dernier crampon de la ligne est posé le 7 novembre 1885. Les travaux se terminent en mai 1886. Le premier train de voyageurs quitte Montréal le 28 juin 1886 pour arriver à Port Moody, en Colombie-Britannique, le 4 juillet. Il s’agit de l’un des plus grands exploits du génie civil de l’époque.

Le 23 mai 1887, la ligne arrive à Vancouver.

Le chemin de fer transcanadien a eu un impact déterminant sur la colonisation de l’Ouest du Canada et sur le développement de Winnipeg, de Vancouver et de plusieurs autres villes qui lui doivent pratiquement leur existence. Il favorise l’immigration vers l’ouest et le développement spectaculaire de l’agriculture des Prairies, qui dépend également du passage des trains.

La réalité prouve toutefois que la première voie ferrée transcanadienne est insuffisante pour assurer les besoins économiques et politiques du pays. Une troisième étape d’expansion ferroviaire s’avère donc nécessaire.

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