Petrolia, une ville d’environ 6 mille résidents, se trouve en Ontario, dans le comté de Lambton, à proximité du lac Huron et de la rivière St-Clair.

On peut deviner à partir de son nom que la ville entretient des rapports étroits avec l’industrie du pétrole canadien. En effet, c’est ici que l’industrie du pétrole de l’Amérique du Nord est née en 1857, quand M. James Miller Williams, résident de Hamilton, y installe des machines pour distiller le pétrole que l’on trouve en abondance dans le lieu connu sous le nom d’Oil Springs, tout près de la Petrolia d’aujourd’hui. Au cours de l’été 1858, il y découvre des gisements souterrains et en commence l’extraction. C’est à partir de ce moment que le pétrole est produit au Canada au niveau industriel. Vers le début des années 1860, on y produit déjà jusqu’à 5 millions de barils (790,000 m3) par année.

Au XIXe siècle, c’est à partir de Petrolia que les experts de l’industrie de pétrole voyagent à travers le Canada et les États-Unis pour y implanter leurs techniques.

Plus tard, au XXe siècle, des centaines d’experts de Petrolia ont enseigné les secrets de la production de pétrole dans environ 100 pays à travers le monde. Ils ont travaillé dans le désert de Gobi, en Iran, en Indonésie, en Australie, en Russie… Jusqu’à nos jours, on surnomme les résidents de Petrolia les “hard oilers”, soit les “pétro-durs”, en hommage aux mérites et à la ténacité des habitants de cette ville.

Malgré un net ralentissement de la production vers les années 1900, plusieurs puits de pétrole sont toujours en opérations.

Cependant, Petrolia est aussi une ville agrémentée de nombreux parcs, jardins et espaces verts.

Le Musée de la découverte de Petrolia (Petrolia Discovery museum) retrace l’histoire de la ville et des champs de pétrole. Le bâtiment du site national historique de Victoria Hall, érigé en 1888, fut une prison, une station de pompiers, et même un opéra, il fait partie de l’héritage de la ville.

Site internet de la ville : town.petrolia.on.ca/