Le métro de Montréal fut inauguré le 14 octobre 1966, soit plus d’un siècle après celui de Londres, qui date de 1863.

En Amérique du Nord, le premier métro a été créé à Chicago en 1892, bientôt suivi par celui de Boston en 1897, puis par le mythique métro de New York, fondé en 1904. Toutefois, un métro aérien sillonnait déjà les rues de New York à partir de 1868.

Le métro de Montréal, édifié à l’époque du maire Jean Drapeau, se distingue par la diversité de son architecture. En effet, contrairement à la plupart des grandes villes où les stations du transport souterrain présentent un style uniforme, comme à Londres ou à Paris, la conception de chaque station du métro québécois fut confiée à des architectes différents.

Ce principe avait d’ailleurs été adopté avec succès dans les années 1930 lors de la réalisation du somptueux métro de Moscou. Notons également la présence de nombreuses fresques, mosaïques, sculptures et vitraux, qui ornent la plupart des stations du réseau et qui présentent un bel échantillon de l’art québécois des années 60, 70 et 80.

Wagon de métro à Montréal
Wagon du métro de Montréal - Copyright © PlanèteCastor

Sur le plan technique, il s’agit du premier métro au monde dont toutes les voitures sont montées sur pneumatiques. Ce système, rendu possible par le fait que le réseau est entièrement souterrain, fut mis en place en collaboration avec des ingénieurs français de la RATP. Cependant, on constate avec soulagement que la puanteur si caractéristique qui règne en permanence dans le métro parisien ne se retrouve pas à Montréal.

Plus simple d’utilisation que les tentaculaires métros de Londres, Paris, Moscou ou New York, celui de Montréal ne compte que quatre lignes, chacune étant le plus souvent désignée par sa couleur:

  • la ligne n° 1, soit la ligne verte, qui relie les stations Angrignon et Honoré-Beaugrand. Elle comporte 27 stations réparties sur 22,1 kilomètres.
  • la ligne n° 2, ou la ligne orange, qui va de la station Côte-Vertu à la station Montmorency, sur l’île de Laval. On trouve 31 stations le long de ses 30 kilomètres.
  • la ligne n° 4, qui correspond à la couleur jaune. Elle relie les stations Berri-UQAM et Longueuil-Université-de-Sherbrooke, sur la rive sud du Saint-Laurent, avec un seul arrêt à la station Jean Drapeau, qui dessert l’île Sainte-Hélène et ses nombreuses installations de loisirs. Avec ses 3 stations et ses 4,25 kilomètres, il s’agit de la plus courte ligne du réseau.
  • la ligne n° 5, de couleur bleue, qui part de la station Snowdon et se termine à la station Saint-Michel. Inaugurée en 1986, ses 9,7 kilomètres sont ponctués de 12 stations.
Métro de Montréal
Voyageurs sur le quai - Copyright © PlanèteCastor

Les lecteurs attentifs auront sûrement remarqué l’absence de la ligne n° 3. Cette omission n’est pas due à une mystérieuse superstition québécoise. Un trajet était effectivement prévu entre le centre-ville et Cartierville, dans le nord-ouest de Montréal. La ligne n° 3 devait comporter 15 stations et passer sous le Mont-Royal en utilisant les voies du Canadien National. Mais pour diverses raisons (techniques, économiques et politiques), le projet fut finalement abandonné. Cependant, la ligne fantôme a conservé sa numérotation.

Signalons enfin que plusieurs stations du centre-ville sont directement reliées à la ville souterraine de Montréal, qui rassemble des hôtels, des restaurants, des cinémas, des théâtres, des musées et une multitude de commerces disséminés le long de plus d’une trentaine de kilomètres de couloirs réservés aux piétons.

Station de métro
Station - Copyright © PlanèteCastor

Nous présenterons dans les articles suivants quelques caractéristiques et des images de la plupart des stations du réseau.

Pour plus de renseignements, on peut aussi consulter le Guide Ulysse intitulé «Montréal en Métro», ou visiter le site de la STM (Société de transport de Montréal): www.stm.info, ou encore le site www.metrodemontreal.com

Photographies : Copyright © PlanèteCastor

Lire aussi :