C’est le 17 mai 1906 que les dernières troupes britanniques ont quitté le Canada. C’était les Ingénieurs Royaux et la garnison du Fort Rodd Hill, qui ont marqué la fin d’une époque dans l’histoire du pays.

Ces troupes britanniques, au nombre de 300 officiers, sergents et soldats, ont occupé les fortifications du Fort Rodd Hill, installé dans la ville de Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, ainsi que la base navale d’Esquimalt.

C’était la fin du dernier engagement militaire direct de la Grande-Bretagne au Canada, car ces troupes se trouvaient à Victoria depuis 1893 pour protéger les côtes pacifiques du pays de possibles attaques par mer.

Le Canada et la Grande-Bretagne ont partagé les coûts de construction des installations des batteries de six pouces qui ont ouvert feu pour la première fois en octobre 1897, heureusement pour tester les canons, et non pour un combat.

Tous les canons étaient dirigés par des artilleurs anglais. Les ingénieurs militaires avaient installé le système de communications et aménagé un champ de mines sous-marines qui interdisait l’entrée d’ennemis dans le havre d’Esquimalt.

Mais, en 1905, la Marine Royale Britannique décide de concentrer tous ses forces en Europe. Dans la base navale d’Esquimalt ne sont restés que trois vieux sloops (navire à voile avec un mât et un foc) britanniques, demeurés là un an après le retour des derniers soldats en Grande-Bretagne.

Plus de 60 artilleurs et ingénieurs sont restés au Canada et ont intégré les Forces armées du Canada. Ces hommes ont formé la 5e Compagnie d’Armes lourdes Royales Canadiennes et la 3e Compagnie d’Ingénieurs Royaux Canadiens.

Notons qu’à l’époque, selon les affiches de recrutement, les sergents majors gagnaient 1 dollar par jour, les sergents gagnaient 80 cents, les caporals gagnaient 70 cents et les artilleurs en chef 50 cents. Les soldats commençaient avec une paie de 40 cents par jour.