Il y a des millions d’années, des glaciers couvraient tout le Canada. Mammouths, rhinocéros laineux et chevaux sauvages erraient alors sur l’ensemble du territoire de la Sibérie et du Canada, unis par un vaste pont terrestre. En effet, à cette époque le niveau de la mer était de 100 à 200 mètres plus bas qu’aujourd’hui. Les paléontologues appellent cet énorme sous-continent la Béringie.Pendant longtemps, les scientifiques pensaient que l’extinction des mammouths en Amérique du Nord était liée à l’arrivée de l’homme préhistorique sur le continent, il y a environ 12 ou 13 mille ans. Aujourd’hui, selon des travaux de chercheurs de l’université d’Alaska à Fairbanks, la disparition des animaux préhistorique serait davantage liée aux changements climatiques survenus à la fin de l’ère glaciaire.

Effectivement, les datations au carbone pratiquées sur plus de 600 ossements de mammouths, wapitis, orignaux, bisons, chevaux, castors géants et autres animaux dont certains ont aujourd’hui disparus, montrent qu’ils se sont éteints bien avant l’arrivée de l’homme, comme c’est le cas du cheval sauvage, ou qu’ils étaient en régression (le mammouth). Ainsi, la chasse ne serait pas responsable de l’extinction de ces animaux.

En fait, on ne sait pas la cause exacte de l’extinction des mammouths, même si on suppose que c’est le changement de climat qui les fit disparaître graduellement de la surface de la terre.

Lorsqu’il faisait froid, les champs produisaient une nourriture pauvre qui correspondait aux besoins des animaux monogastriques (c’est-à-dire, à estomac simple) comme les mammouths ou les chevaux sauvages.

Pendant la transition entre l’ère glaciaire (cette période est connue sous le nom de pléistocène) et la période actuelle (l’holocène), le climat devient plus chaud, les étés sont plus humides et le dégel fait apparaître un grand nombre de lacs et de marais. Dans les prairies, des herbes se développent et cette nourriture riche favorise les ruminants. Le wapiti et le bison deviennent donc des espèces dominantes et les mammouths disparaissent.