Quand la Seconde guerre mondiale éclate en Europe, le 1er septembre 1939, les politiciens se rendent compte que la région du Pacifique ne restera pas longtemps à l’écart du conflit. Effectivement, les premières confrontations entre la France et le Thaïlande ont lieu depuis 1940, sans parler de la longue guerre entre le Japon et la Chine qui sévit depuis des années.

Le bastion britannique le plus solide dans le littoral asiatique du Pacifique est la colonie de Hong-Kong, bien fortifiée et défendue afin de contrer la menace constante d’une attaque japonaise qui peut survenir à tout moment, car leurs troupes occupent des positions autour de la colonie, en terre chinoise occupée.

Au début du mois de novembre 1941, la garnison de Hong-Kong compte environ 13 mille soldats et officiers anglais et des colonies indiennes, dirigés par le général C. M. Maltby.

Le 16 novembre 1941, à la demande de la Grande-Bretagne, deux bataillons canadiens viennent renforcer la défense. Il s’agit des Rifles Royaux du Québec et des Grenadiers manitobains de Winnipeg (affectés en Jamaïque). Les Rifles Royaux ont été envoyés du Nouveau-Brunswick et de Terre-Neuve (qui ne faisait pas encore partie du Canada, mais était une colonie anglaise).

Au total, il y avait 1975 soldats canadiens, qui seront parmi les premiers à affronter les forces japonaises trois semaines plus tard.

La plupart des Canadiens envoyés à Hong-Kong n’avaient aucune expérience du combat. Leur entraînement étant limité, le commandement comptait poursuivre leur formation à Hong-Kong, opportunité que les Japonais ne leur ont pas accordé.

Le matin du 8 décembre 1941, huit heures après l’attaque de Pearl Harbor, les bombardiers japonais survolent Hong-Kong. Une heure plus tard, l’infanterie japonaise traverse la frontière avec la Chine. La guerre entre le Japon et la Grande-Bretagne, et donc avec le Canada, commence.

Les premiers Canadiens ne combattent que le 10 décembre, deux jours plus tard, car leurs bataillons avaient été placés en réserve au début des hostilités.