Avant la conquête de la Nouvelle-France, les territoires du Haut-Canada étaient occupés  par environ 50 mille Amérindiens des nations iroquoïennes et huronnes.

En 1784, environ 10 mille loyalistes qui ne veulent pas rester aux États-Unis après la déclaration d’indépendance, émigrent vers le Haut-Canada et s’établissent sur les terres de l’Ontario du Sud. La plupart de ces immigrants s’installent près de la baie de Quinte, dans la région du Niagara. D’autres choisissent des terrains le long du Saint-Laurent, entre le lac Ontario et Montréal.

Ils sont suivis par d’autres immigrants d’origine américaine, attirés par la possibilité d’acquérir des terres fertiles à moindre coût.

À la même époque, des membres de la nation iroquoise qui sont restés fidèles à la Grande-Bretagne quittent les États-Unis et viennent s’installer en Ontario sur des terres situées à l’ouest du lac Ontario.

La guerre de 1812 entre les États-Unis et la Grande-Bretagne entraîne le Haut-Canada dans son orbite. Les États-Unis ne cachent pas leur intention d’annexer le Haut et le Bas Canada. Cette guerre, qui s’achève en 1814, cause une diminution importante de l’immigration en provenance des États-Unis.

En 1837, des rebellions contre le gouvernement britannique ont lieu au Québec (Bas-Canada) et dans le Haut-Canada. Elles eurent pour conséquence la création, en 1840, de la Province Unie du Canada à la suite de l’adoption de l’Acte d’Union. Cette union, premier pas vers la Confédération canadienne, permet d’accélérer le processus d’immigration dans les années 1840.

En outre, la famine en Irlande, le rétablissement des relations de bon voisinage avec les États-Unis et les tensions intérieures qui allaient mener les américains vers la guerre civile, favorisent l’accroissement du nombre de nouveaux arrivants au Canada.

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