Après les premières hostilités de la guerre de 1812, la campagne de l’automne 1812 débute. Cette campagne était de première importance pour les Américains qui étaient sûrs de pouvoir occuper les deux Canada (le Haut et le Bas) avant la venue de l’hiver.

Le commandant en chef des forces américaines du secteur nord-est du pays, le général Henry Dearborn, ordonna que toutes les troupes se concentrent dans deux endroits: dans la ville de Plattsburg (État du Vermont), pour attaquer le Bas-Canada, et dans la région des Chutes du Niagara pour envahir le Haut-Canada.

Les forces d’invasion du Haut-Canada étaient dirigées par le général Stephen van Rensselaer. Ce général n’avait aucune expérience militaire. Il fut placé au commandement suite à une manoeuvre politique de M. Daniel Tompkins, gouverneur de l’état de New-York, qui avait choisi cette nomination pour éloigner son rival politique.

Le général Dearborn a compris très vite que Van Rensselaer n’était pas compétent pour commander. Cependant, Dearborn ne peut rien objecter parce que Van Rensselaer est promu par le Congrès. Dearborn envoie alors le général Alexander Smith à Van Rensselaer pour le seconder.

Van Rensselaer, s’estimant humilié par cette décision, s’en prend à Smith et essaie de démontrer par tous les moyens possibles que celui-ci est incompétent. Les officiers américains des troupes en garnison dans la région du Niagara choisissent l’un ou l’autre camp.

La bataille commence alors. Les partisans de Smith ou de Van Rensselaer bloquent les décisions du camp adverse, volent des munitions et des victuailles, refusent d’accomplir les ordres de “l’ennemi”, cachent des informations sur les mouvements des troupes britanniques.

Les relations entre les deux généraux se limitent à une correspondance qui est loin d’être amicale. Le Congrès et le haut commandement exigent que les troupes débarquent au Canada, alors que leurs officiers sont engagés dans des conflits personnels. Le président américain Madison est au courant de ces relations tendues, mais il ne fait rien. Le général Dearborn se contente d’exprimer ses regrets sur la situation dans une lettre adressée à van Rensselaer et à Smith.

Van Rensselaer choisit finalement les collines de Queenston (Queenston Heights) comme future place-d’armes, mais Smith refuse de lui envoyer ses 1800 hommes et annonce qu’il pense avancer près de Buffalo. Les Britanniques profitent de cette pause pour consolider leurs positions défensives dans la région du Niagara.

Van Rensselaer, de crainte que Smith ne le renverse dans une sorte de coup d’état, décide de ne plus attendre. Le 11 octobre 1812, ses troupes traversent la rivière Niagara pour s’en prendre aux Britanniques et aux Canadiens. La traversée fut épique.

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Bataille de Queenston