Après la Bataille de York, les Américains sont plus confiants que jamais. La flotte américaine quitte la capitale du Haut-Canada, le 8 mai 1813, après plus de deux semaines de pillage et de destructions, et se dirige vers le sud dans l’intention de prendre le Fort George qui défend l’entrée de la rivière Niagara.

Les troupes américaines sont commandées par le colonel Winfield Scott, ancien prisonnier des Canadiens, libéré lors d’un échange de prisonniers. Le Fort George est défendu par le brigadier John Vincent, qui a 1200 soldats et 500 miliciens sous ses ordres.

Le fort américain du nom de Fort Niagara se trouve en face du fort canadien, la flotte y débarque donc avec ses trois mille hommes. Le 25 mai 1813, les navires américains et le Fort Niagara commencent le bombardement du Fort George. Des maisons brûlent, des murs tombent… La ville de Newark, située à un kilomètre du Fort George, est également brûlée (c’est de nos jours la ville de Niagara-on-the-Lake).

Le bombardement continue pendant 48 heures, puis les Américains se lancent à l’offensive. À plusieurs reprises les Américains sont repoussés, mais ils maintiennent la pression contre leurs adversaires.

Le soir du 27 mai 1813, tout est fini. Fort George et Newark tombent devant le dernier assaut américain. Les Britanniques et les Canadiens se retirent vers Queenston.

Au total, les défenseurs perdent plus de 100 hommes. Les Américains ne perdent que 39 soldats. C’est la deuxième victoire des États-Unis dans cette guerre.