Histoire

Avant le 19e siecle, la présence française en Ontario est limitée à quelques forts. Entre 1663 et 1713, sont construits Fort Cataracoui (Kingston), Fort Niagara (à l’entrée du lac Ontario), Fort Saint-Joseph (à la sortie du lac Huron), Fort Rouillé (Toronto en 1720), etc. Après la guerre de Sept Ans, 1756-1763, le conflit anglo-francais met fin au trafic de fourrure, et les forts se vident de leurs militaires.

Bien qu’ils sont les premiers à explorer le territoire ontarien, les francophones n’y reviendront en nombre important qu’au 19e siècle. En 1851, la population de l’Ontario, un million de personnes environ, est concentrée dans le centre et le sud de la province. Sur ce chiffre, à peine plus de 25 000 sont d’origine française.

Vers le milieu du 19e siècle, les Québécois commencent à s’y installer en grand nombre. L’exploitation forestière les attire vers l’est, de Cornwall à Ottawa. En 1840, la région devient partie du plan de colonisation du Canada français. Les francophones s’installent dans les comtés de Prescott et de Russell pour travailler dans les scieries ; dans les comtés de Glengarry et de Stormont pour être agriculteurs ou encore ouvriers dans les manufactures de Cornwall. Vers 1850, ils se concentrent aussi à Ottawa. Dans la seconde moitié du 19e, ils s’installent plus au nord vers North Bay, Sudbury et Sault-Sainte-Marie, suivant la construction du chemin de fer.
 
Dans le Centre et le sud, les comtés d’Essex et de Kent ainsi que la région de Penetanguishene-Lafontaine sont également très francophones à l’origine. Puis la zone de Toronto attire à son tour les francophones. Plus de la moitié des franco-ontariens se concentrent dans Ottawa, Sudbury et Toronto ou leur périphérie. Les franco-ontariens sont dispersés dans 3 régions le centre-sud, l’est et le nord. Cette dispersion rend plus difficile un sentiment d’appartenance.

Villes francophones : Ottawa, Sudbury, Toronto, Alexandria, Cornwall, Hearst, Pembroke, Kingston, Toronto, Hamilton, Welland, London, Windsor et le long de la baie georgienne.

Zones francophones : zone frontalière du Québec, Cochrane (nord), Prescott et Russell (sud), le Timiskaming, le Nippissing, le Grand Sudbury, Stormont, Dundas, Glengarry au sud-est d’Ottawa.

La province n’est pas officiellement bilingue mais la loi 8 qui date de 1986 garantit au public de recevoir des services gouvernementaux en français dans des régions désignées (c'est-à-dire où les francophones représentent au moins 10% de la population ou dans des centres urbains où la population est de plus de 5000 personnes).

Espace linguistique des Franco-Ontariens

En 2006, la communauté franco-ontarienne avait 578 040 sujets dont le français était la première langue officielle parlée et qui formaient 4,8 % de la population. Bien que la plus vaste concentration de Franco-ontariens soit dans l’est de la province, c’est-à-dire dans la région d’Ottawa, ils constituent aussi une majorité dans les Comtés unis de Prescott et Russell (67,5 %). Le deuxième plus important contingent de francophones vit dans la région du nord-est (la grande région de Sudbury, Cochrane, Nipissing et Timiskaming), suivi du centre de l’Ontario (surtout Toronto, la péninsule de Niagara et Hamilton).

La langue française est présente en Ontario depuis près de 350 ans. Les premiers francophones qui se sont installés dans le territoire de l'Ontario furent les missionnaires qui établirent la mission de Sainte-Marie-aux-Pays-des-Hurons en 1639. La communauté francophone de l'Ontario compose la communauté francophone la plus nombreuse au Canada après celle du Québec. En Ontario, le français jouit du statut de langue officielle devant les tribunaux, dans l'éducation et à l'Assemblée législative.

Le drapeau franco-ontarien fut dévoilé pour la première fois le 25 septembre 1975 à l'Université de Sudbury. Depuis ce temps-là, la communauté francophone de l'Ontario l'utilise de façon soutenue comme emblème.

Il y a quatre universités où l’on enseigne en français : l’Université d'Ottawa, l’Université Saint-Paul à Ottawa, l’Université Laurentienne à Sudbury, le Collège militaire royal du Canada à Kingston.
Le Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), créé en 1958, est un centre de recherche, rattaché à la Faculté des arts, dont l’objectif est de susciter et de développer la recherche pluridisciplinaire sur la culture et la société canadiennes-françaises.

Étant donné l’origine surtout québécoise des franco-ontariens, on trouve peu de différences qui distinguent leur parler de celui des québécois.

Ressources en français

L’ACFO : association canadienne-française de l’Ontario
Grandtoronto.ca : Portail francophone de Toronto
Torontois.com : forum
Quatre maisons d’éditions : Prise de parole, Les éditions l’interligne, les Éditions du vermillon, les Éditions du Nordir
Le Droit et plusieurs autres hebdomadaires
 
Festivals francophones

Festival Franco-Ontarien en juin à Ottawa
Festival de la Curd (crotte de fromage) de St-Albert en août
Salon du livre francophone à Toronto :
Franco-fête en juin à Toronto
Le Festival du Loup (Le Musée vivant de Lafontaine) à Lafontaine en juillet
Jeux de la francophonie canadienne du Grand Sudbury à Sudbury en juillet :
Jour des Franco-Ontariens à Midland en septembre
Nuit sur l’étang à Sudbury

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