Histoire

Une première migration était constitué de Métis sur la route de la traite des fourrures. Ultérieurement, une deuxième migration, vers la fin du 19e-début 20e siècle vit s’installer des mineurs et des travailleurs du bois originaires du Québec, de l’Ontario et de la Nouvelle-Angleterre. Ils importèrent le parler de type laurentien. Dans l'ensemble, la présence francophone est assez peu marquée à l’exception de la région de Maillardville.

Les Canadiens-français et la construction du Fort Victoria
La Compagnie de la Baie d'Hudson cherchait un site pour un poste de traite des fourrures dans un endroit qui serait sous le contrôle de l'Empire britannique. L'incertitude dans la démarcation de la frontière était une source d'inquiétude pour les gouverneurs de la Compagnie de la Baie d'Hudson. Ainsi, en 1843, La Compagnie de la Baie d'Hudson y construisit le Fort Victoria, qui devait donner naissance à la ville. Une quinzaine de Canadiens-français faisaient partie de l'équipe des ouvriers qui travaillèrent à la construction du Fort. En souvenir du Fort Victoria, des briques portant les noms des pionniers furent installées en bordure du trottoir, rue Gouvernement, entre Broad et Carré Bastion.

La ruée vers l'or et les francophones
En 1854, Joseph Morel, un charretier travaillant pour la Compagnie de la Baie d’Hudson avait observé des grains d’or de la grosseur d’une tête d’épingle dans le confluent du Columbia et de la rivière Pend d’Oreille. Au printemps suivant quelques Canadiens-français et des Métis commencèrent à s'installer. La ruée vers l’or commençait. Dès le 25 avril, 450 hommes arrivaient au Fort Victoria à bord du Commodore, faisant doubler la population habituelle du Fort.

L'Exode des français de la Californie vers la Colombie-Britannique
La France était alors en pleine révolution. De novembre 1849 à avril 1851 quatre mille français ont émigré vers la  Californie. Puis, environ 30 000 chercheurs d’or quittèrent San Francisco pour la Colombie-Britannique. Tous devaient s’arrêter à Victoria avant de se rendre à leur destination. On lança un journal de langue française nommé Le Courrier de la Nouvelle Calédonie, à Victoria, le 11 septembre 1858.

Maillardville
Aujourd'hui, il reste une communauté française à Maillardville, qui tient son nom d'un abbé français, l'abbé Maillard. Maillardville est une enclave dans le district de Coquitlam à Vancouver. Elle est née entre 1908 et 1910 près de Fraser Mills, une scierie qui recrutait ses travailleurs au québec. Au cours des années 1950-60, faute d'emploi, les travailleurs ont peu à peu dû chercher du travail dans les communautés anglophones, ce qui conduira à une assimilation.

Espace linguistique des Franco-Colombiens 

En 2006, la communauté francophone de la Colombie-Britannique se chiffrait à 70 410 membres dont le français était la première langue officielle parlée. Plus de 38 000 de ces personnes vivaient dans la grande région de Vancouver, y compris Surrey, Burnaby, North Vancouver, West Vancouver et Coquitlam, qui englobe le peuplement centenaire de Maillardville. Victoria et Abbotsford sont aussi le foyer de nombreux Britanno-colombiens d’expression française. Il y a des francophones partout dans la province, avec des centres culturels à Kelowna, Prince George, Nanaimo, Powell River, Kamloops, Comox, Campbell River, Kootenay Ouest et Kitimat.

Les Franco-colombiens ont également un drapeau.

Ressources en français

Il y a plus de 40 associations francophones dans la province.

Fédération des francophones de la Colombie-Britannique
Association des francophones de Nanaimo
La Société francophone de Victoria

Presse : Le soleil de Colombie

Documentaire sur les Francophones de Vancouver

Festivals

Festival du bois à Coquitlam
Festival de la francophonie à Victoria
 

Lire aussi

Portrait de la communauté francophone