Les Amérindiens Songhees, appelés aussi Songish, Lekwungen et Lekungen, ont habité depuis plus de 4 mille ans les régions du sud-est de l’Île-de-Vancouver, à l’emplacement de la future ville de Victoria, capitale de la Colombie-Britannique.

Les Songhees occupaient de vastes territoires d’Albert Head à Cordova Bay et aux îles de San Juan. Le peuple Songhee comprend les familles suivantes: Kakyaakan, Teechamitsa, Whyomilth, Kosampsom, Swenwhung, Chilcowitch et Chekonein.

Au milieu du XIXe siècle, vers 1843 (année de la fondation de Fort Victoria), on comptait environ 8 à 9 mille Amérindiens Songhees. Cependant, le recensement de 1914 permet de constater qu’il ne reste que 200 représentants de cette nation.

Des fouilles archéologiques ont montré qu’une bourgade des Songhees se trouvait à la pointe Finlayson, dans Beacon Hill Parc, jusqu’au début du XIXe siècle. Les maisons de ce peuple étaient grandes et hébergeaient plusieurs générations, voire des clans entiers.

Les Songhees pêchaient le saumon du Pacifique, les crabes et les baleines. Ils chassaient des cerfs et ramassaient des fruits sauvages.

Vers la seconde moitié du XIXe siècle, le village s’est déplacé vers l’intérieur des terres après une entente entre les Indiens et Sir James Douglas, gouverneur de l’Île-de-Vancouver. Après le déménagement, le mode de vie des Autochtones change dramatiquement, car ils cessent de pêcher et perdent leurs territoires traditionnels de chasse. Un litige s’ensuit, qui n’est résolu qu’en 2006.

Les Songhees parlent la langue Salish (ou plutôt un dialecte des Détroits du Nord de la langue Salish). Ils sont membres de l’Association Te’mexw et du Conseil Tribal Naut’sa Mawt.

Aujourd’hui, la nation des Songhees se concentre dans le canton d’Esquimalt, à 5 kilomètres de la ville de Victoria. 

On compte de nos jours environ 2 mille personnes qui se déclarent Songhees lors des recensements.

Voir aussi :
Légende de Camosun
Légende de Harling Point