La Nation Malécite a vécu traditionnellement sur le territoire actuel du Nouveau-Brunswick, à l’ouest de la rivière Saint-Jean (St-John en anglais), où vivait la communauté de Médotec, la plus importante communauté malécite. Les Malécites font partie de la Confédération de Wabanaki, qui est également composée par les peuples de territoires du Maine: Abénakis, Micmacs, Penobscot et Passamaquoddy.

Les Malécites sont une nation semi-nomade. S’ils cultivent aussi le maïs, leurs sources principales de nourriture sont le gibier et le poisson

En 1694, une épidémie de peste anéantit 120 Malécites dans la communauté de Médotec. L’unique village permanent du peuple est alors abandonné pour longtemps.

Au XVIIe siècle, Les colons français utilisent les Malécites afin de lutter contre les Anglais, aussi leur présence était-elle considérée comme un élément clé dans la défense de la région du Bas-Saint-Laurent. En 1728, les Malécites signent à Boston un traité de paix avec les Britanniques. Selon ce traité, la souveraineté de la Grande-Bretagne est reconnue sur les terres de la Nouvelle-Écosse et de la Nouvelle-Angleterre. Mais des petits conflits ont lieu jusqu’à la signature du traité de Paris en 1763, selon lequel la France concède à la Grande-Bretagne ses droits sur toute la partie de l’Amérique du Nord située à l’est du Mississipi.

La sédentarisation des Malécites commence à partir du début du XIXe siècle, mais ces tentatives des gouvernements du Bas-Canada, du Haut-Canada et, plus tard, du gouvernement canadien, échouent. Les Malécites préfèrent leur mode de vie semi-nomade, qui se maintient jusqu’à nos jours, bien que certains Malécites se soient établis dans des villes canadiennes.

En 1987, plus de 130 Malécites se sont réunis au Québec, à Rivière-du-Loup, pour former un conseil de bande. En 1989, le gouvernement du Québec a officiellement reconnu les Malécites comme une des premières nations.

Aujourd’hui, on compte au moins 1000 Malécites au Canada, dont la moitié habite au Québec et le reste au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse. Au Québec, ils possèdent deux réserves fédérales, soit la réserve de Whitworth et celle de Cacouna. 

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