Les Béothuks étaient des indiens nomades de la région centrale de Terre-Neuve qui vivaient de la chasse et de la pêche. Les colons anglais et français les traquèrent et les massacrèrent cruellement afin de récupérer les agrès de pêche que les Béothuks empruntaient, les croyant à tout le monde.

Force est de mentionner que tuer un Béothuk ne devint un crime qu’en 1769. Et cependant, après cette date les Beothuks continuèrent à être pourchassés.

Cette chasse à l’homme devint très populaire. On rasait des villages entiers sans oublier de voler au passage les fourrures et les peaux. La dernière Béothuque, une fille nommée Shanawdithit mourut en 1829 à Saint-Jean.

Outre les attaques directes, de nombreux Béothuks moururent aussi de la tuberculose et d’autres maladies apportées par les colons.

Deux femmes béothuques ont été capturées par les Britanniques à Terre-Neuve:

En 1819, Demasduit, alias Mary March, a été enlevée dans le but de servir d’interprète entre les colons britanniques et les Béothuks. Elle est morte de la tuberculose.
Il existe à Grand Falls-Windsor un musée sur sa vie: le musée régional Mary March.

La nièce de Demasduit, Shanawdithit, alias Nancy pour les colons britanniques, fut la dernière Béothuque. Capturée en 1823, elle a décrit la culture et la langue béothuque à l’explorateur écossais William Cormack. Elle meurt aussi de la tuberculose.

En 1929, Santu, une vieille femme autochtone de 75 ans, fille d’une mère micmaque et d’un père béothuk, a chanté une chanson en langue béothuque. Cette chanson a été diffusée par la CBC le 13 septembre 2000.

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