Il existe encore de nos jours des personnes qui ne croient pas aux fantômes, ni aux faits que la terre est plate et que l’homme est la créature la plus merveilleuse de l’Univers, et qui doutent même de l’existence du Père Noël!

Et pourtant…

Le 15 octobre 1785, deux officiers de l’armée britannique de la garnison de Sydney, en Nouvelle-Écosse, font un rapport officiel à l’intention de leurs supérieurs sur l’apparition d’un fantôme – un jeune homme très pâle – qui s’est manifesté devant eux dans une caserne. Le fantôme a traversé les murs du bâtiment, puis, alors qu’il se promenait dans le couloir de la caserne, il a lancé un regard lourd de sens vers les officiers.

L’un d’eux ajoute qu’il aurait reconnu son frère qui habitait alors en Angleterre et qui était bien vivant. Naturellement, quelques semaines plus tard la nouvelle parvint que le frère était mort au moment même de son apparition au Canada.

Toutefois, l’histoire ne finit pas là. Le fantôme continue de semer la panique parmi les soldats. Il apparaît toutes les nuits ou presque. Il parcourt parfois les rues du village, d’autres fois, il monte sur les toits ou hurle dans la profonde obscurité des nuits glacées…

Finalement, des dizaines de résidents de Sydney identifient le fantôme. Il s’agit d’un soldat mort de causes naturelles. Son corps fut vendu par l’armée à un docteur local pour ses recherches (fait courant à l’époque, de nombreux médecins étudiaient l’anatomie en disséquant les corps de citoyens décédés). Il n’a toutefois pas eu le temps d’entreprendre des études approfondies, car les amis du militaire ont protesté et le corps du malheureux fut enterré. Mais le docteur avait déjà coupé les bras du soldat, et c’est ainsi -le fantôme étant dépourvu de bras- que le public a reconnu l’identité du revenant.

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