Pontiac était le grand chef indien des tribus algonquines des provinces du Québec et de l’Ontario. Le nom de Pontiac est une variante de son vrai nom – Obwondiag, ou Obwandiyag. Il a consacré sa vie à l’unification des peuples algonquins et outaouais de la confédération des Grands Lacs.

Les Algonquins et les Outaouais avaient toujours été les alliés et les partenaires commerciaux des Français. Pontiac est élu chef de son peuple en 1747.

Son nom est cité dans les rapports sur l’expédition de 1752 de Charles-Michel Mouet de Langlade contre les Iroquois de Pickawillany (Piqua, Ohio). Selon le rapport de Langlade, Pontiac et ses troupes se sont distinguées par leur bravoure au cours des combats pour déloger les Britanniques de la région.

En 1755, Pontiac fait partie des forces françaises et indiennes de Jean-Daniel Dumas, qui battent le major général Edward Braddock à Fort Duquesne, dans la région de Détroit.

Même si Pontiac ne prend pas personnellement part à la célèbre bataille du Fort William Henry de 1756, ses guerriers y combattent.

Après 1759, la Nouvelle-France étant battue, Pontiac se joint aux Britanniques. Cependant, les Algonquins déclenchent à nouveau les hostilités contre les Anglais en 1763, s’inspirant de Néolin, prophète Delaware qui appelle à la rébellion.

Pontiac crée une coalition de tribus des Outaouais, Miamies, Wyandots, Chippewas, Potawatomies, Shawnees, Renards, Winnebagoes, et quelques autres, afin de limiter l’expansion britannique vers l’Ouest.

Pontiac mène un grand nombre de guerriers de tribus différentes contre Fort Détroit, défendu par Henry Gladwin. La guerre s’étend sur de vastes régions et plusieurs forts tombent aux mains des rebelles. Seules deux forts ne tombent pas – celui de Niagara et celui de Détroit, qui est pourtant assiégé.

En 1763, les Britanniques sont obligés de signer des traités de paix, et Pontiac est un des signataires clé de ces transactions. Lors des négociations, le chef souligne avec insistance que les Indiens ne cèdent pas leurs territoires en faisant la paix. Il hésite à signer les traités même après avoir appris que la France avait renoncé au Canada par le traité de Paris de 1763, et donc qu’aucune aide française ne serait plus envisageable. C’est le 25 juillet 1766 qu’il signe finalement la paix, mettant fin ainsi à plusieurs années de combats acharnés.

Cependant, une fois la paix établie, Pontiac est chassé de son propre village par les partisans de la guerre, qui le considèrent comme un traître à la cause indienne. Pontiac mène ensuite une vie d’errant, jusqu’à ce qu’un Indien de la tribu Peoria le tue, le 20 avril 1769, à Cahokia, un village français du Michigan.

Pontiac fût enterré avec les honneurs militaires de commandant en chef de l’armée, sur les rives du Mississipi, par la garnison française des Forts de Vincennes et de Chartres.

Le nom de Pontiac est porté par plusieurs municipalités canadiennes et américaines, ainsi que par une voiture de prestige.